L’Accord a une désirabilité déséquilibrée, mais sa praticité est un bon compromis. Elle est très agréable à conduire, un moteur diesel performant, un intérieur confortable et de bonnes options mais le rapport qualité prix n’impressionne pas vraiment.

La dynamique et la fluidité de conduite est superbe. La configuration des roues motrices avant est pêchue et la Honda Accord apporte divertissement et agilité sur les routes sinueuses. Elle n’est pas aussi confiante que la Ford Mondéo mais l’adhérence des roues avant et arrière amusent tout en conservant sécurité et précision dans la direction. Toutefois, sur les autoroutes en apparence lisse, la suspension déçoit. En ce qui concerne les moteurs, il existe deux modèles à moteur à essence, mais le best seller sera le moteur diesel i-DTEC. Il est lisse et souple, punchy sans être trop excitant et s’accouple à une boîte six vitesses fiable et très agréable.

Honda accepte le fait qu’il n’ait pas été si audacieux avec l’Accord actuel, laissant pour compte les voitures traditionnelles et innovant côté hybride avec la CRZ. Cependant, ils se sont creusé la tête pour donner une ligne plus anguleuse que l’ancien modèle et une coupe plus athlétique. L’Accord est donc plus large et plus longue, et vendu à un prix de base de 25.450 €. La gamme comprend des modèles ES et EX, avec des versions GT et un choix de carrosseries alléchant. Les ventes du moteur à essence 2,0 litres et 2,4 litres seront éclipsés par celles des 2,2 litres i-DTEC, défiant ses rivaux tels que la Ford Mondeo, l’Opel Insignia, la Mazda 6, la Citroën C5 et – si l’entreprise répond à ses aspirations premières, ce seront des versions moins chères que l’Audi A4, BMW Série 3 et Mercedes Classe C.